L’alphabet
L’alphabet du shiKomori est composé de 26 lettres qui, en recevant parfois certains signes ou en se combinant entre elles, permettent de former tous les sons de la langue. 
On distingue :
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5 voyelles orales (a, e, i, o, u) et 5 voyelles nasales (â, ê, î, ô, û). Ces dernières se rencontrent essentiellement dans des mots d’emprunt
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e se prononce comme le « é » dans le mot français péché (Ex : peleo « balai ») ;
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u se prononce comme le « ou » dans le mot français pou (Ex : uɓu « bouillie ») ;
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â se prononce comme le « an » dans le mot français bande (Ex : âda « coutume » qui vient de l’arabe عادة) ;
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ê se prononce comme le « ain » dans le mot français pain (Ex : êhê ! « Oui ! Bien ! C’est ça ! ») ;
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î se prononce comme dans le mot îdi « fête » (le mot vient de l’arabe عيد ) ;
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ô se prononce comme le « on » dans le mot français bon ;
- û se prononce comme dans le mot ûdi « luth » (qui vient de l’arabe عود ).
Attention ! Lorsque deux voyelles se succèdent, elles doivent se prononcer séparément. Exemple : faida. « profit », lire « fa-i-da ».
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- 19 consonnes simples transcrites chacune avec une seule lettre : ɓ, b, ɗ, d, f, g, h, j, k, l, m, n, p, r, s, t, v, w, y et z.
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Les lettres b, d, f, j, k, l, m, n, t, v et z se prononcent à peu près comme en français.
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ɓ se prononce comme si on aspirait l’air, à la différence de la consonne « b » où l’air est expulsé de la bouche. C’est une consonne implosive ;
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ɗ se prononce également en aspirant l’air, contrairement à la consonne « d » où l’air est expulsé. C’est encore une consonne implosive ;
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g se prononce toujours comme dans le mot français gare, même si elle est suivie de la voyelle « e » ou « i » ;
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h se prononce toujours aspirée comme dans l’interjection hop ! ;
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r est toujours roulée ;
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s se prononce toujours comme dans le mot français si ou comme le « ç » dans le mot leçon, même si elle est entourée de voyelles.
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10 consonnes simples transcrites avec deux lettres dh, dj, dr, dz, ny, pv, sh, th, tr, ts :
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dh se prononce comme le « th » de l’anglais that ou le « ذ » comme dans le mot arabe « ذهب » [ð] ;
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dj se prononce comme le « dj » dans Djibouti, ou le « j » dans le nom anglais John [ʤ] ;
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dr se prononce comme le « d » à « l’africaine » [ɖ] (attention, il ne faut pas prononcer le son « d » suivi du son « r » ; mais essayez de prononcer ces deux lettres en même temps) ;
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ny se prononce comme le « gn » dans le mot français pagne [ɲ] ;
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pv se prononce comme le « v » de l’espagnol la vida [β] ;
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sh se prononce comme le « sh » de l’anglais she ou le « ch » du français chat [ʃ] ;
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th se prononce comme le « th » de l’anglais thing ou le « ث » de l’arabe « ثور » [θ] ;
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tr se prononce comme le « t » à « l’africaine » [ʈ] ;
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ts se prononce comme le « ts » dans mouche tsé-tsé [ʦ].
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15 consonnes complexes mi-nasales : mɓ, mb/mpv, mp, nc, nɗ, nd, ndj, ndr, ndz, nf, ng, nk, nt, ntr, nts et nv.
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des consonnes vélarisées : ɓw, cw, dhw, ɗw, fw… zw.
On utilisera également deux autres signes :
- ‘ (l’appostrophe) pour marquer l’élision (chute d’une voyelle), comme dans n’emwana (= na + emwana) « et l’enfant »
- ¨ (le tréma) pour marquer l’attaque vocalique dans certains mots, comme le mot suäla « question »
L’orthographe
Le comorien est une langue agglutinante : un mot est formé d’un radical auquel se greffe un certain nombre d’affixes [préfixe(s) et suffixe(s)]. Ainsi, le radical -som- peut donner :
msomo « lecture, étude »
ou
omsomo « la lecture, l’étude »
ou
husoma « lire, étudier »
ou
husomesa « enseigner »
ou encore
ngarisomao « nous lisons »
etc.
Nous voyons donc que radical et affixes sont écrits ensemble. L’orthographe des mots utilisée ici respecte les règles orthographiques officielles adoptées par décret présidentiel le 12/12/2009.
L’accent mélodique
Le comorien est une langue à accent « mélodique ». En shiKomori, chaque mot porte, à l’état isolé, un seul accent qui peut se placer, soit sur l’avant-dernière syllabe dans la plupart des cas (Ex : mirunɗa ~ mirundra « orangers », ɗaho ~ ɗago « maison »), soit sur la dernière syllabe (Ex : nyungu « marmite », ivuhu « coude »). Toutefois, dans certains cas en shiNgazidja, notamment dans certaines formes verbales, un mot peut porter deux accents : un accent primaire réalisé sur un registre très haut, et un accent secondaire réalisé un registre moins élevé que le premier (Ex : ngaridjouwasamihi « nous leur pardonnerons »).
La place de l’accent peut varier en fonction du contexte. Elle obéit à des règles un peu complexe. La seule manière de bien placer l’accent, c’est d’écouter les gens parler et de les imiter. Ici, dans la mesure du possible, nous mettrons la syllabe accentuée en caractères gras.
12 commentaires
03 septembre 2011
22 h 50 min
Génial !!!!!!
Très pédagogique,simple, clair Merci beaucoup!
Pourquoi 2 lettre B et 2 lettre D?
Votre Exemple: » Et l’enfant » vous avez dit : « na emwana » c’est plutôt » na ye mwana » n’est ce pas?
04 septembre 2011
8 h 37 min
Bonjour,
Fixer l’orthographe d’une langue n’est pas chose aisée. Elle doit tenir compte de plusieurs paramètres. Pour le cas de l’orthographe du comorien, elle a été fixée en 2008 lors d’un séminaire qui a duré trois jours à Moroni et officialisée en 2010. Le principe retenu est qu’elle tienne compte de toutes les variétés régionales du comorien, et que chaque lettre ou groupe de lettres consonnes se prononcent de la même manière dans toutes variétés. Ainsi, les deux lettres B et Ɓ (ou b et ɓ) se justifient car elles sont pertinentes dans notre langue. Par exemple, en shiNgazidja, mbwa « bord de mer » est différent de mɓwa « chien ». Un autre exemple en shiNdzuani : huhibu veut dire « préférer », alors que huhiɓu signifie « disparaître ». On peut citer d’autres exemples… Le cas des deux lettres D répond à ce même souci.
Pour ce qui est de la notation du son « y », je prépare actuellement un article pour éclaircir la question. Faut-il écrire emwana ou yemwana ? En un seul mot ou en deux mots ? Toutes ces questions ont été abordées et résolues lors du séminaire. Un livret sur l’orthographe doit sortir, courant 2012.
07 septembre 2011
8 h 16 min
Bonjour
j’ai confiance en vous je sais que vous ne laisseriez pas votre langue être délabrée par les soit disant séminaristes qui dès fois nous encombre par des artifices qui n’ont en général qu’un but: décourager égoïstement la facilité de l’écriture des langues des autres et tout compliquer multiplier les lettres etc…Nous avions l’habitude d’écrire MBWA = chien et PBWA=bord de mer.
We nde nahuza wa hatru; ri hu amini, yi yo nde mana ri huzisawo ye masuala.
07 septembre 2011
13 h 21 min
Marahaɓa mendji.
26 octobre 2011
2 h 18 min
Bonjour
Je ne suis pas convaincu qu’ avoir deux lettre D est une bonne chose même si certains (régions, îles…) prononcent différemment ce son tout le monde va vers la simplification de leur langue et nous nous voulons (soit disant l’enrichir) la compliquer .de même que la lettre B (même si le b de bakuli ne se prononce pas comme le b de barika ce n’est pas grave on ne va pas inventer une autre lettre pour tout compliquer !!!
Et puis le rêve de tous les africains batou est d’unifier les langues proches du swahili pour en faire presque une;en tout cas l’idéal serai d’avoir une langue parlée par tout l’Afrique ou tout au moins par une grande partie du continent (et abandonner les langues coloniales),vouloir trop s’éloigner du swahili (alifube ya ali soilihi) c’est ramer à contre courant.
22 novembre 2011
16 h 14 min
Bonjour,
J’applaudis vos efforts et votre expérience en matière de grammaire comorienne. Je reconnais vos capacités et votre courage à vouloir élucider les mystères de notre patrimoine linguistique. Vous êtes notre maître dans la mesure où vous avez plus fouillé que nous dans la langue et la culture comoriennes. Seulement, je suis un peu inquiet de la manière dont la structure de la phrase comorienne apparaît ici et dans nombreux textes qui tombent sous mes yeux. Mon expérience d’enseignant du comorien à des étrangers depuis plus de 10 ans m’a fait comprendre que la phrase comorienne ne doit pas se présenter comme dans cet exemple mentionné plus haut : (Ex : ngaridjouwasamihi « nous leur pardonnerons »). Pour réserver plus de chance à mon apprenant du shikomori de mieux découvrir et pouvoir réutiliser les constituants de la phrase comorienne, je ne me gênerais pas d’écrire comme suit : Ngari djo u wa samihi. « Ngari » étant un pronom personnel de l’inaccompli, « djo » une particule marquant le futur, « u » une des deux marques de l’infinitif existant dans notre langue, « wa » le pronom personnel objet indirect, et « samihi » la base verbale. Mon analyse est peut-être erronée, mais je suis convaincu que des assises pour confronter les pensées des chercheurs-linguistes de la grammaire comorienne est sans doute nécessaire avant la mise en place de l’enseignement du comorien à l’école primaire. Certes, une rencontre a été faite à ce sujet, mais cela n’est pas suffisant pour décider du sort de l’éducation des enfants de toute notre aimable nation. Mes mots ici ne sont que ceux d’un chercheur, d’un universitaire, et non ceux du politicien ou du type mal intentionné. Que les interprétations des uns et des autres soient des artifices pour le progrès scientifiques universel en lieu et place des destructions et ruines des savoirs intellectuels.
23 novembre 2011
23 h 44 min
Bonjour,
Vous savez, on ne fixe pas l’orthographe d’une langue au hasard ou selon son intuition. Elle doit obéir à des normes. Celle que nous proposons pour le comorien obéit à des règles qui ont fait leur preuve dans d’autres langues de la même famille comme le swahili, le kinyarwanda, le shona, l’isiZulu, le sesotho, le setswana ou encore le lingala, etc. Ce sont toutes des langues bantu qui sont, comme on dit, des langues agglutinantes, c’est-à-dire des langues dont les mots sont généralement formés de plusieurs éléments grammaticaux (affixes) qui sont collés à un radical. Pour vous en convaincre, je vous invite à jeter un coup d’oeil sur le site suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Isizulu. Passez directement au paragraphe 4 (Expression). Vous serez non seulement frappé par la ressemblance du comorien avec le zulu, mais vous verrez aussi comment les mots sont coupés. Prenons encore l’exemple de ce proverbe kiswahili : Anayefikiri amesimama, aangalie asianguke
« Celui qui pense qu’il est debout devrait prendre garde à ne pas tomber » (Voir le site http://mwanasimba.online.fr/)
Notre problème, à nous autres Comoriens, c’est que nous n’avons appris à écrire notre langue. Et on voudrait l’écrire comme on écrit le français. Les Tanzaniens qui commencent leur scolarité en kiswahili se posent moins de question sur la manière de couper les mots…
Ceci dit, je suis d’accord avec vous, et je ne cesse de le répéter : l’introduction du comorien dans l’enseignement doit être préparée. On doit notamment organiser des assises, des séminaires, former les maîtres, préparer les manuels scolaires et les matériaux didactiques, etc.
Il est dommage que lors de mon récent séjour à Moroni nous n’ayons pas pu nous rencontrer. J’espère que la prochaine fois, nous ne raterons pas l’occasion de nous voir et d’organiser des évènements… A bientôt !
24 novembre 2011
0 h 21 min
Notre souci a été d’utiliser le même symbole pour le même son, quel que soit le parler comorien. Vous ne voulez pas faire la différence entre les sons « b » et « ɓ ». En suivant votre raisonnement, comment, en shiNgazidja, vous allez lire le mot « mbwa » ? Pensez-vous qu’il n’y pas de différence entre le « chien » et le « bord de mer » ?
Concernant le swahili, en quoi son apprentissage serait-il incompatible avec l’apprentissage et la pratique du comorien ?
Quant à l’utopie de faire du swahili la « Langue » de l’Afrique entière, je n’en suis pas encore convaincu, même si je crois que, pour les Comores, son apprentissage soit nécessaire.
06 octobre 2012
13 h 19 min
je suis en colère car l’arrêt de l’alphabet comorien est fait à partir d’un travail réalisé par un chercheur unique. un travail comme celui-ci devait créer une commission de recherche pendant des années.
Par ailleurs, je constate dans le travail réalisé sur l’alphabet, qu’il y a des lettres composées alors qu’il ya une possiblité de former des lettres simples. plus particulièrement la lettre ج il devait correspodre à la lettre J car une lettre, on voit les differences entre plusieurs langues au niveau de la prononcitations. Donc pourquoi on ‘écrit DJ au lieu de J. je fais un travail et j’ai commencé à écrire J à la place de DJ. je continuerai jusq’à la fin de mon travail.
06 octobre 2012
16 h 43 min
Bonjour,
Avant de fixer l’orthographe officielle du comorien, nous avions organisé un atelier pendant trois jours en 2008. Il avait réuni un nombre important d’acteurs, en particulier des chercheurs qui s’intéressaient à cette question de graphie, ainsi que des inspecteurs et des conseillers pédagogiques. Chaque proposition de graphie avait été discutée longuement. Il ne s’agit donc pas du travail d’un chercheur unique comme vous le dites.
Je me permets de vous dire qu’apparemment vous n’avez pas lu les autres commentaires relatifs à cette question et les réponses que j’ai apportées. Mais il n’est pas inutile d’y revenir : notre souci a été de donner à chaque graphie la même valeur « phonétique » pour toutes les variantes du comorien. Concernant justement le son [ʤ] qui correspond au son de l’arabe classique ج nous avons opté pour la graphie /dj / pour la distinguer de la graphie / j / pour rendre le son [ʒ] qu’on rencontre en shiNdzuani et en shiMaore. Ces deux variantes distinguent bien ces deux sons. Par exemple : hujua signifie « savoir » et hudjua veut dire « se tuer »… Vous parlez peut-être le shiNgazidja qui ne connaît le son [ʒ] que dans les emprunts au français comme dans le mot jandarmu « gendarme », etc.
J’ai une question à vous poser : pouvez-vous me dire dans quelle langue on n’utilise jamais de digraphe ?
Vous savez, pour répondre aux nombreuses exigences inhérentes aux variétés linguistiques, chaque écriture, qu’elle soit arabe ou latine, doit être adaptée pour chaque langue. D’où le recours aux digraphes (lettres doubles) ou/et aux signes diacritiques. Comparez par exemple l’alphabet arabe à l’alphabet persan, ou encore l’alphabet français à l’alphabet tchèque, etc.
09 décembre 2012
21 h 10 min
ngamwadziho shi comori ye mana ritso andziha ye shi comori hama nde shisawahili hindri awu ye shingereza kapvajaheya accen wala harufu zitsiyo harimwa ye keyboard ye mkomori ngujo juwa ye heli yo shi soma hama nde heli ye msawahili ya ko njuwa ye farka ya b « baba » na b « mbiyo » c’est une ortographe a la francophone nous les anglophone on la reconnaisse pas your way of writing is accurate but it is not practical we have to find a comorian keyboard!
10 décembre 2012
0 h 19 min
Lesuäla ilo, rihisa rilidjiɓu nkaɗo shihwi. Soma zekomanteri zapvehwa pia n’emadjawaɓu ratowa.
Sisi ngarihuzisao lahatru : e zaɓari hindri, wewe, kutsuandziha shiKomori h’enamna yalazimu ? Hau kutsushandziha hama nd’eshisawahili ? Ha mfano, emana hindri wandzihao « shi » mɓali, na « comori » mɓali, kutsutsanganya emakalima yayo. Hama nɗ’elekalima la « shisawahili » ? Si hwandziha « shiKomori », yaâni ha kalima dzima…
Ɓasi, elewa hukaya haina luha ngiyo uhususwia wahayo. Yeka harumwa shingereza, hau shisawahili, kapvadjahea « accent », iyo kaitsuonesa ukaya yayo matosha ya ukaya zeluha pia za duniani zitsikaye na « accent ». Angalia zeluha zindrwadji za kiUrupa, hau za kiAsia, hau zasaya. Owindji wah’ezeluha zirumia zeharufu za kilatini, zo na « accent », ili washinɗe watafautishe zeswauti zah’eluha yahawo…
Hohusu ekilavie (« keyboard »), apvaha, iyo kaitsina hata mba-taâɓu yeka ngodjuo hurumia ordinateri.
Izo, nidjohwamɓia, yeka ngoandziho shiKomori, andziha emakalima h’enamna yalazimu, hama nɗ’eheli yahantsiwa n’emaandzishi rasmi ya shiKomori. Ngaridjoona mauɗu yeka ilazimu riɓadili ɓaâdhwi za ndrongoo.
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